4 commentaires

  1. Hélène J

    Bonjour Laetitia,

    L’idée du « à croquer », je le comprends facilement. Et si j’y pense quand j’entends ma mère dire une variante très affectueuse à Léa, je suis capable de le dire aussi mais comme vous le dites, de manière spontanée parce que c’est dans notre vocabulaire.
    Par contre, le coup du « tu es beau » déconseillé par Montessori, j’avoue avoir un peu de mal à comprendre. C’est valorisant. J’ai arrêté de compter combien de fois j’ai pu le dire à Clément (son sourire me fait fondre) et à Léa…
    Et ce n’est même pas contrôlé, ils ont parfois des expressions, je fais des arrêts sur image, je les regarde, je les observe et je ne peux m’empêcher de me dire, qu’ils sont beaux mes loulous.
    Par rapport au futur ? Je l’ai beaucoup entendu petite, même ado… la belle Hélène… Et depuis ma prise de poids, plus rien. C’est pas pour autant que je le vis mal (de ne plus l’entendre… ne se prononce pas sur les kgs) . J’ai été heureuse et flattée d’être la belle Hélène le temps que ça a duré.
    Oui, vraiment, du mal à cerner le problème de dire, de reconnaître la beauté chez quelqu’un. Même si ça reste des conceptions personnelles…

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    • Madame Gazouille Madame Gazouille

      Selon Montessori, nous ne devrions pas avoir de jugements de valeur (pas de notion de beau / moche, de bien / mal, etc.). L’enfant ne devrait pas se construire avec ces jugements sur la beauté, notamment. On pourrait développer chez lui un sentiment de narcissisme et surtout lui donner l’habitude de grandir et de faire à travers notre regard.
      Il pourrait faire quelque chose en attendant notre approbation, notre compliment, notre jugement. Or, il devrait faire pour lui, se sentir bien comme il est et sans le regard des autres, etc. Ce serait à développer. Je n’ai pas assez étudier le sujet mais en gros, voilà l’idée. C’est censé mais tellement difficile ! Je me dis qu’on favorise l’estime de soi et la confiance en soi aussi ainsi… Donc bon, à réfléchir. Je n’ai pas encore de positionnement par rapport à ça. Par contre, sur ce qu’il font, j’essaie de ne pas porter de jugement : je ne dis pas (ou essaie) que son dessin est beau mais plutôt que j’aime et je détaille. Montessori conseille de demander à l’enfant s’il est content de lui (son regard sur lui-même). Quand l’enfant cherche l’approbation ou le compliment, on devrait le renvoyer à ce qu’il ressent. Certaines situations s’y prêtent, d’autres plus difficilement. Et c’est un travail sur soi et ses habitudes au quotidien !

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  2. Hélène J

    Oui, l’idée se tient. Mais c’est tellement … irréalisable… Bon nombre de parents ne se triturent pas le cerveaux à ce point. Et si nous faisons l’effort d’éviter la notion de jugement avec nos enfants, suis sûre que la voisine, la personne qu’on croise au supermarché en pleine colère et j’en passe ne s’en priveront pas. (j’ai un petit côté fataliste).
    Faire changer les mentalités est si compliqué. Et c’est encore pire quand ça concerne les enfants. Je vois bien avec les récentes études sur la tv. Nous nous sommes fait gronder par la pédiatre. (C’est un truc pour lequel je me sens coupable mais qui est difficile à corriger). Je l’ai avoué chez mes parents qui m’ont dit que j’avais grandi avec une tv allumée et que je n’avais pas mal tourné, j’ai fais des études, j’ai un boulot, je suis équilibrée et j’en passe… Dur dur quoi.
    Quant au fait que l’enfant puisse être content de lui, je pense que la mienne maîtrise. Après sa première nuit sans couche et au sec, je lui ai dit « je suis fière de toi » et elle ne s’est pas démontée  » moi aussi je suis fière de moi ».
    Autosatisfaction ? check !
    :-)

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