9 commentaires

  1. Hélène Jouve

    Très intéressant! Je fais – faisais – partie de ces parents que ça dérange. Pourquoi ces armes alors que tant de jeux reflètent bien moins la violence ? !
    En vous lisant, je ne peux que penser à ce pauvre gosse de 12 ans , abattu aux US parce qu’il jouait avec un pistolet en plastique. ça m’avait bouleversé. Il jouait et l’adulte n’a rien compris. ..
    Bref.
    Je me demandais comment expliquer à Léa parce que je me suis faite avoir. Nous avons laissé défiler le livre de la jungle (parce que nous sommes à deux doigts de balancer des bananes au roi Louis si on l’entend encore une fois) , et je fais avance rapide quand l’image me dérange , genre le serpent qui veut manger Mowgli et surtout l’attaque du tigre. Sauf que j’ai remis lecture quand Baloo tombe au sol et ne se relève pas. Tout le monde le croit mort, ils pleurent et font son éloge funèbre. Et mon premier réflexe a été de dire qu’il faisait dodo.
    Maintenant, je comprends mieux l’amalgame que l’enfant peut faire. Je vais transmettre la bonne parole à la maison!

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    • Madame Gazouille Madame Gazouille

      Je crois qu’on peut juste lui dire qu’il est mort, sans rentrer dans des explications. Pour elle, ça ne voudra pas dire grand chose. C’est nous adultes que ça dérange. Il ne faudrait pas que le sujet de la mort soit tabou…
      Moi à la crèche, je n’aime pas chanter la comptine des crocodiles qui vont combattre les éléphants… Je travaille dessus :-)
      Oui, pauvre garçon… Je crois qu’aux états unis, la possibilité de posséder une arme aussi facilement n’est vraiment pas une bonne chose…

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  2. Lucie

    Merci pour cet article très intéressant ! Moi aussi c’est quelque chose qui m’avait beaucoup questionné, j’ai toujours pensé que si les enfants jouent autant à construire des pistolets et autres c’est que quelque part ils en ont besoin, mais comment ne pas cautionner la violence, comment les accompagner au mieux par rapport à ça… ton article apporte des réponses et je note le livre sur ma liste de livres à lire ! Dans une crèche où j’ai fait un stage, dans la chanson du grand cerf, le lapin disait : « où le chasseur m’attrapera », je me suis dit pourquoi pas, mais d’un autre côté, les enfants à qui on chante les vrais paroles n’ont pas l’air plus gênés que ça, et je ne voudrais pas non plus que certains mots deviennent tabous…

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    • Madame Gazouille Madame Gazouille

      Merci ! Je n’ai pas toutes les réponses, je travaille encore dessus :-)
      Mais entendre le besoin des enfants me paraît important. Ce livre m’a fait comprendre beaucoup de choses.

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  3. Ça y est j’ai tout lu ! C’est très intéressant.
    Par contre je crois vraiment que c’est le jouet pistolet qui me dérange. Je l’ai imaginé avec une épée ou autre arme factice, ça ne me fait pas pareil.
    Ou alors c’est parce que je n’ai jamais jouer à la guerre.
    Je ne sais pas.
    On verra quand on y sera confronté, de toute manière arrive un moment ou on perd un peu le contrôle sur les jeux de nos enfants. Et c’est bien aussi.
    Je retiens les infos sur la mort en tout cas. Faudrait que j’achète le livre. C’est vrai qu’on a tendance à dire qu’il va dormir longtemps pour expliquer. C’est pas facile de trouver les bons mots.

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    • Madame Gazouille Madame Gazouille

      :-)
      C’est clair que ce n’est pas facile de trouver les bons mots. Je crois que pour éviter que cela ne soit un sujet tabou, on peut rester factuel. J’aurais tendance à dire à un jeune enfant que son poisson par exemple est mort. S’il me pose des questions, j’ajouterais que son coeur ne bat plus et qu’il ne peut plus respirer, il ne vit plus, que quand il sera un peu plus grand, il pourra comprendre, il apprendra. S’il me dit qu’il veut que son poisson revive, je lui dirai que ce n’est pas possible, que même si on en a très envie, c’est la vie et la mort. Mais que je comprends bien ce qu’il ressent (colère, frustration, tristesse de la séparation). C’est comme ça.
      Si c’est la perte d’un être cher et qu’il me voit triste, je lui expliquerai la même chose et lui dirai que je suis triste parce qu’il est mort, qu’il ne respire plus, ne vit plus et que ce sera ainsi pour toujours. Alors la personne va me manquer.
      Je crois qu’il faut être honnête mais ne pas en dire trop. Maintenant, ce n’est que mon avis :-)

      Oui le pistolet… on le trouve menaçant et ça nous agresse personnellement. Peut-être s’interroger sur ce dont on a peur et pourquoi ? réfléchir si c’est fondé ou pas. Pas facile au début.

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  4. Ah, enfin quelqu’un qui partage mon opinion la dessus! Je laisse mes mouflettes jouer à tuer et à être tuées parce que le sujet est suffisamment dramatique, on va pas en plus les empêcher d’y réfléchir, de le dédramatiser, de le comprendre.
    Typiquement, l’extrait du livre de la jungle me semble tout à fait approprié à montrer à des enfants, on y expérimenté le chagrin de la mort avant d’être rassuré : ça ne sera pas pour cette fois.
    J’ai beaucoup de livres qui abordent le sujet à la maison, quand mes filles ont perdu leur grand père, elles m’ont beaucoup demandé de les leur lire. Mais leur préférence allait au plus ludique, celui qui ressemble à leur jeux, celui là http://chlopitille.free.fr/dotclear/index.php?post/Anton-et-les-rabat-joie

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    • Madame Gazouille Madame Gazouille

      Je ne connais pas ce livre, je vais regarder. Merci !

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  5. Didine

    Merci pour cet article, je pense aussi acheter ce livre et déjà vos explications me soulage un peu.
    Depuis l’arrivée de mon titou, je suis de plus en plus craintive et fais attention à tout, pas manger trop de cochonnerie, pas jouer à des jeux trop fou fou mais je me demande souvent si je fais bien, il faut que je laisse davantage expérimenter les choses. Les armes, cette notion de mort, de tuer me dérangeais, même qd il joue à la bagarre avec son papa je suis toujours derrière eux à les calmer, maintenant je vais apprendre à relativiser.
    Merci 😉

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